Le liège dans tous ses états l’histoire du chêne-liège
« Le Chêne-liège est présent en Méditerranée Occidentale depuis plus de 60 millions d'années.
Les hommes ont très rapidement appris à extraire et à utiliser son écorce : le liège, dont les diverses propriétés avaient déjà été découvertes sous la Rome antique et la Grèce homérique, on en a même retrouvé des traces en Egypte. A cette époque, son utilisation était encore peu développée : bouchage d'amphores, construction de ruches, matériel de pêche,...
C'est à partir du XVIIe siècle, période à laquelle l'industrie du verre fit un bond en avant (découverte de l'utilisation de bouteilles en verre pour la fabrication des vins mousseux par le moine bénédictin Dom Pérignon), que l'industrie du liège connue sa première véritable envolée. En effet, le bouchon de liège s'est alors révélé être le meilleur produit existant pour la conservation des vins. En ce qui concerne la France, l'industrie du bouchon a connu un essor important durant le XIXe siècle, mais, progressivement à partir de 1950, les subéraies ont été délaissées, essentiellement à cause d'une trop forte concurrence des autres pays producteurs, mais également par l'arrivée sur le marché de produits de substitutions moins couteux tel que le plastique. Cet abandon a touché pratiquement la totalité de l'aire subéricole française : Pyrénées-Orientales, Var et Corse, et a provoqué un fort embroussaillement des parcelles, augmentant de ce fait les risques d'incendies dans les départements concernés. Les incendies ont amplifié le dynamisme d'abandon.
Mais ce n'est qu'en 1993, que l'Institut Méditerranéen du Liège fut créé à la demande des organismes de recherche des autres pays producteurs et à l'initiative de l'ensemble des acteurs de la subéraie française et catalane.
Aujourd'hui, le cours du liège prend de la valeur et le résultat des travaux engagés depuis une vingtaine d'années commencent à porter ses fruits. Les secteurs aménagés et les réhabilitations sont remarquables mais beaucoup de travail reste encore à venir.
L'objectif étant d'avoir une subéraie française productive, protégée et assurant de manière durable ses fonctions au niveau du maintien d'un patrimoine culturel et naturel exceptionnel en forêt méditerranéenne. »