Les Plantes Génétiquement
Modifiées (PGM) dont la commercialisation est aujourd'hui envisagée,
sont, majoritairement destinées à l'alimentation humaine, animale
ou à la transformation en produits dérivés (huile, lécithine de
soja, maïs…).
Se pose donc, comme pour tout aliment nouvellement mis à disposition
des consommateurs, la question de l'impact sur la santé des consommateurs.
Ces aliments présentent-ils des risques d'allergies, de toxicité
? les produits dérivés d'animaux nourris avec des OGM sont-ils
porteurs des même risques ? La résistance aux antibiotiques utilisée
pour sélectionner les PGM peut-elle être développée par les consommateurs
de ces PGM ?
A ce jour, la loi impose une procédure identifiant clairement
les organismes (européens ou nationaux) en charge de conseiller
les gouvernements dans leur décision ainsi que les informations
à fournir. Les évaluations scientifiques des impacts sur notre
santé reposent sur des évaluations du potentiel allergène de la
nouvelle protéine synthétisée par la plante (mais isolée de la
plante) et des tests de toxicité de l'aliment, effectués sur des
rats (sur une durée qui ne dépasse pas les 90 jours). Concernant
les produits dérivés des animaux nourris aux OGM, ils ne sont
pas sujets à une évaluation sanitaire antérieure à une autorisation
(Voir Dossier Inf'OGM n°53, Mai 2004).
Ces études n'ont pourtant pas éteint les controverses concernant
les dangers de ces aliments transgéniques sur notre santé. Divers
travaux de scientifiques (Dr Pustzaï, Pr. Biggiogera) mais également
des critiques énoncées sur le déroulement de la procédure d'évaluation
ne cessent de jeter un voile d'ombre sur l'assurance des promoteurs
des PGM quant à l'absence d'impact sur la santé.
En 2003 la loi européenne sur l'étiquetage des produits OGM est
entrée en vigueur. Ainsi, tous produits contenant ou dérivés d'OGM
doivent être étiquetés lorsque la teneur d'un composé OGM est
supérieur à 0,9 % de la teneur globale de ce composé dans le produit
fini. Ainsi, toute huile issue de colza transgénique, toutes céréales
contenant du maïs transgénique, toutes farines, barres de céréales,
légumes ou autres doivent maintenant être étiquetés comme "contenant
des OGM" ou "dérivés d'OGM" si tel est le cas.
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