Cette fièvre là, les mères africaines savent qu'elles doivent
la redouter : elle peut être le signe d'un paludisme, une
maladie qui risque d'emporter leur enfant.
Le médecin qui les recevra partage les craintes de ces mères.
Il connaît bien les ravages du
paludisme
:
un malade sur trois, dans sa
consultation quotidienne, en souffre.
Chaque jour, sur nos terrains, les Médecins Sans Frontières
soignent en moyenne 3 000 malades du paludisme (toutes sections
MSF confondues)… Une maladie aussi banale que l'est chez
nous le rhume ou l'angine en hiver. En beaucoup plus grave.
Aujourd'hui, le paludisme fait deux millions de morts par
an.
Toutes les trente secondes, il tue
un enfant.
Pourtant, mourir du paludisme ne devrait pas être une fatalité
: un médicament existe… mais il n'est pas disponible pour
tous ceux qui en auraient besoin dans un dispensaire africain…